Rapport annuel 2024-2025

Table des matières

Un fermier et son fils près d’une nouvelle tête de puits sur leur propriété à Virden (Manitoba), 1951, Canada. Ministère de la Main-d’œuvre et de l’Immigration / Bibliothèque et Archives Canada.

Message de la présidente

J’ai le plaisir de présenter le rapport annuel de 2024-2025 de la Commission de révision agricole du Canada (la Commission).

Cette année, nous avons continué de travailler d’arrache-pied pour améliorer l’efficacité de la Commission et l’accès à la justice.

Priorité 1 : Réduire les délais

Nous avons continué à tirer profit de nombreuses initiatives prises au cours des deux dernières années, notamment la simplification des communications avec les parties, la tenue de toutes les audiences en personne de façon virtuelle, ainsi que la création et la mise en place d’une formation rigoureuse pour nos membres et nos avocats.

Plus loin dans le présent rapport, nous présentons les statistiques détaillées qui démontrent notre rapidité accrue. En résumé, par rapport à l’année dernière, cette année, cela nous a pris :

Priorité 2 : Améliorer l’accès à la justice

Notre deuxième priorité à la Commission a continué d’être l’amélioration de l’accessibilité de nos services.

En avril 2024, la Commission a reçu un rapport de l’expert de l’accès à la justice. Le rapport recommandait des moyens pour que la Commission puisse améliorer l’accès à la justice, et plus loin dans le présent rapport, nous présentons quelques-unes de ces idées.

Suite aux conseils que nous avons reçus de nos intervenants au sein du Comité consultatif, le 10 avril 2024, j’ai rencontré l’honorable Lawrence MacAulay, qui était à l’époque ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Comme les processus inutiles peuvent constituer un obstacle pour les parties qui cherchent à obtenir justice, nous avons recommandé au ministre la modification de l’exigence réglementaire selon laquelle les demandes soumises par voie électronique doivent également être envoyées par courrier recommandé ou par messagerie. En attendant le changement réglementaire et compte tenu de la décision de la Cour d’appel fédérale dans Prairie Pride Natural Foods Ltd. c. Canada (Procureur général), 2023 CAF 152 au par. 25, nous n’appliquons plus cette exigence.

En conclusion

Je suis très fière du travail réfléchi que les membres de la Commission et le personnel du Service canadien d’appui aux tribunaux administratifs (SCDATA) ont accompli en 2024-2025. J’ai hâte de partager avec vous, dans le rapport de l’année prochaine, d’autres nouvelles concernant nos efforts.

Entre-temps, si vous avez des idées sur la façon dont nous pouvons continuer à améliorer notre efficacité et notre accessibilité, veuillez communiquer avec nous. Plus nous avons d’idées, mieux c’est!

Cordialement,

Emily Crocco
Présidente
Commission de révision agricole du Canada


Obligation de la Victoire (guerre) sur le thème du blé : la récolte dépend de chaque grain de blé, obligation de la Victoire, vers 1939-1945 / Bibliothèque et Archives Canada / No d’acq. 1983-30-1063.

Compétence et mandat de la Commission

La Commission de révision agricole du Canada (la Commission) se prononce sur la validité des sanctions administratives pécuniaires infligées en cas de violations présumées aux lois sur l’agriculture et l’agroalimentaire.

La Commission rend ses décisions indépendamment du gouvernement.

La Commission compte une présidente à temps plein et trois membres à temps partiel, tous nommés par le gouverneur en conseil. Pendant l’exercice 2024-2025, les membres de la Commission étaient Emily Crocco (qui en était également la présidente), Patricia Farnese, Geneviève Parent et Marthanne Robson.

La Commission est appuyée par le Service canadien d’appui aux tribunaux administratifs (le SCDATA). À titre d’exemple, la Commission bénéficie du soutien du SCDATA pour son greffe, ses services juridiques, ses communications ainsi que pour des services administratifs.


Aperçu de nos activités en 2024-2025

  2024-2025 2023-2024 2022-2023
Nouveaux dossiers reçus pendant l’exercice 66 42 35
Nombre de dossiers en cours au début de l’exercice 31 20 37
Audiences tenues 38 22 23
Audiences par écrit 12 4 14
Audiences en personne 26 18 9
Nombre de dossiers clos 65 31 52
Inadmissibles 6 4 14
Désistements 16 13 15
Décisions sur le fond 43 14 23
Dossiers en cours à la fin de l’exercice 32 31 20

Faits saillants de 2024-2025

Nouveaux dossiers

Audiences et décisions

Dossiers clos

Décisions sur le fond selon l’issue

Contestation des procès-verbaux ou des décisions du ministre
Exercices Décisions Confirmées Modifiées Annulées
2024-2025 43 27 5 11
2023-2024 14 12 1 1
2022-2023 23 19 0 4

Le chef William Isaac Hill est un producteur laitier prospère, 1959. Ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration / Bibliothèque et Archives Canada / Fonds du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien / e011308290.

Identités des parties

En 2024-2025, 58 % des demandeurs dans les nouveaux dossiers étaient non représentés, 38 % étaient représentés par un avocat et 4 % étaient représentés par un membre de la famille ou un ami. À titre comparatif, en 2023-2024, 70 % des demandeurs étaient non représentés, tandis que 30 % étaient représentés par un avocat.

Même si un nombre relativement limité de demandeurs était représenté en 2024-2025, 100 % des intimés de la Commission étaient représentés.

En 2024-2025, les intimés dans les nouveaux dossiers de la Commission étaient :

Rapidité du processus décisionnel de la Commission

Le tableau suivant montre le nombre moyen de jours nécessaires pour les processus clés de la Commission.

2024-2025 2023-2024 2022-2023
Admissibilité
Décisions sur l’admissibilité 21 26 38
Audiences sur pièces
Demandes instruites au moyen d’une audience sur pièces 93 102 222
Décisions rendues à la suite d’une audience sur pièces 16 22 211
Dossiers clos (du début à la fin) instruits au moyen d’une audience sur pièces 112 124 433
Audiences en personne
Demandes instruites au moyen d’une audience en personne 207 470 650
Décisions rendues à la suite d’une audience en personne 49 31 139
Dossiers clos (du début à la fin) instruits au moyen d’une audience en personne 268 501 789
Publications en ligne
Décisions publiées en ligne après avoir été rendues 53 41 130
Nombre total de jours pour tous les dossiers (qu’ils aient été instruits par voie d’audience en personne ou sur pièces)
Dossiers clos après le dépôt de la demande initiale 172 234 371

Encore une fois cette année, la Commission s’est nettement améliorée en matière de rapidité selon les indicateurs clés, notamment :

Vincent Harris est chef de la bande indienne de Seabird Island, près d’Agassiz (Colombie-Britannique), vers 1961-1962. Ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration / Bibliothèque et Archives Canada / Fonds du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien / e010759211.

Délai pour établir l’admissibilité d’une demande
Le délai moyen pour établir l’admissibilité d’une demande de contestation ou de révision a diminué à 21 jours en 2024-2025, ce qui est bien en deçà de la norme de service de 30 jours de la Commission. Il s’agit d’une amélioration de 19 % par rapport à l’année précédente et une amélioration de 45 % depuis 2022-2023.
Délai pour instruire une demande au moyen d’une audience en personne
Le délai moyen pour instruire une demande au moyen d’une audience en personne a diminué de 28 % en 2024-2025 (207 jours) par rapport à l’année précédente. Malgré l’amélioration substantielle, nous sommes toujours à 57 jours (38 %) au-dessus de la norme de service de la Commission, qui est de 150 jours.
Délai pour instruire une demande au moyen d’une audience sur pièces
Le délai moyen pour instruire une demande au moyen d’une audience sur pièces a été réduit à 93 jours, ce qui représente une amélioration de 9 % par rapport à l’année précédente. La moyenne pour 2024-2025 n’est que de 3 jours supérieure à la norme de service de 90 jours de la Commission, ce qui montre un progrès significatif pour atteindre cette norme.
Délai pour rendre une décision à la suite d’une audience sur pièces
La Commission a rendu ses décisions en moyenne seulement 16 jours après une audience sur pièces, soit une amélioration de 27 % par rapport à l’année dernière et une augmentation remarquable de 92 % par rapport à 2022-2023. Les années 2023-2024 et 2024-2025 respectent largement la norme de service de 30 jours fixée par la Commission.
Délai pour clore un dossier
Le délai moyen nécessaire à la Commission pour clore un dossier est passé à moins de 6 mois en 2024-2025. Il s’agit d’une amélioration de 27 % par rapport à l’année précédente et d’une amélioration de 54 % depuis 2022-2023.

Cela dit, il y a eu certaines améliorations pour réduire les délais au cours de la dernière année à la Commission :

Délai pour rendre une décision à la suite d’une audience en personne
À la suite d’une audience en personne, il a fallu 49 jours en moyenne à la Commission pour rendre une décision, ce qui représente une augmentation de 58 % par rapport à l’année dernière, ce qui dépasse de 19 jours la norme de service de 30 jours de la Commission.
Délai pour traduire une décision et la publier en ligne
Une fois qu’une décision était rendue, il a fallu en moyenne 53 jours à la Commission pour la faire traduire et la publier en ligne. Il s’agit d’une augmentation de 58 % par rapport à l’année dernière, ce qui dépasse de 23 jours la norme de service. Malgré cela, la vitesse de publication est restée significativement meilleure par rapport au niveau d’il y a deux ans (environ 65 % plus rapide).

Les équipes de la Commission et du SCDATA travaillent d’arrache-pied afin que, l’année prochaine, la Commission respecte davantage ses normes de service. Nous avons hâte de faire rapport sur notre travail à cet égard dans notre prochain rapport annuel.


Tendances notables

Délais de traitement des dossiers

Nombre de jours pour rendre une décision sur l’admissibilité
Graphique à barres representant le nombre de jours pour rendre une décision sur l’admissibilité
Description

Nombre de jours pour rendre une décision sur l’admissibilité

Amélioration constante d’une année à l’autre

Ce que nous avons fait

Nombre de jours pour instruire une demande

Par audience en personne

Graphique à barres representant le nombre de jours pour instruire une demande par audience en personne
Description

Par audience en personne

Réduction significative sur trois ans
Ce que nous avons fait

La Commission espère que, dorénavant, ce nouveau processus permettra d’examiner les dossiers dans les 150 jours suivant la réception d’une demande de révision.

Par audience sur pièces

Graphique à barres representant le nombre de jours pour instruire une demande par audience sur pièces
Description

Par audience sur pièces

Amélioration constante sur trois ans
Ce que nous avons fait

La Commission a mis en place un processus simplifié qui accélère considérablement la planification des audiences sur pièces :

La Commission estime que cette approche contribuera à veiller à ce que les dossiers traités au moyen d’une audience sur pièces soient instruits dans un délai de 90 jours suivant la réception d’une demande de révision.

Nombre de jours pour rendre une décision à la suite d’une audience en personne

Graphique à barres representant le nombre de jours pour rendre une décision à la suite d’une audience en personne
Description

Nombre de jours pour rendre une décision à la suite d’une audience en personne

Ferme porcine de Ray Knight, Raymond (Alberta), Canada. Ministère des Mines et des Ressources / Bibliothèque et Archives Canada / PA-021647.

Des améliorations marquées, suivies d’une légère augmentation

En 2023-2024, il y a eu une réduction significative de 108 jours du délai moyen nécessaire pour rendre une décision à la suite d’une audience en personne (de 139 à 31 jours), ce qui représente une amélioration de 77 %. Cependant, en 2024-2025, la moyenne est passée à 49 jours, ce qui représente une augmentation de 18 jours (58 %) par rapport à l’année précédente. Néanmoins, par rapport à 2022-2023, cela représente une réduction de 65 % du temps nécessaire pour rendre une décision après une audience en personne.

Ce que nous avons fait

Cette amélioration significative est en grande partie attribuable à une efficacité accrue dans le processus de rédaction des décisions :

Ces changements ont contribué à rendre les délais d’exécution plus rapides sans compromettre la qualité ou la profondeur des décisions.

Nombre de jours pour publier une décision en ligne

Graphique à barres representant le nombre de jours pour publier une décision en ligne
Description

Nombre de jours pour publier une décision en ligne

Progrès global sur trois ans

Bien que ces indicateurs dénotent des progrès significatifs, respecter la norme de service de 30 jours pour la publication des décisions dans les deux langues officielles demeure un défi pour la Commission. Nous nous engageons à atteindre cet objectif au cours de l’exercice à venir afin de garantir au public un accès en temps opportun à nos décisions. En fait, pour soutenir cet engagement, la Commission a mis en place un nouveau processus de traduction et de publication conçu pour réduire davantage les délais et s’améliorer à cet égard à l’avenir.


Améliorer l’accès à la justice

En avril 2024, la Commission a reçu un rapport de Paul Aterman, expert en accès à la justice. Le rapport de M. Aterman soulignait que « la plupart des tribunaux et des cours conçoivent leurs processus en fonction des besoins de leurs employés, notamment des personnes qui travaillent dans les systèmes (juges ou membres, avocats, personnel du greffe) plutôt que des besoins des utilisateurs ».

Les principes d’accès à la justice abordent ce problème en adoptant une approche centrée sur la population en matière de justice et cherchent à éliminer les obstacles et à placer la population au cœur des interventions judiciaires.

Le rapport de M. Aterman a recommandé des moyens par lesquels la Commission peut éliminer les obstacles qui pourraient empêcher les demandeurs d’accéder à la justice.

Le rapport a formulé des recommandations sur la façon dont la Commission peut améliorer l’accès à la justice. Voici un résumé de certaines de ces recommandations et de la façon dont la Commission les a mises en œuvre :

Volaille et œufs, Mlle Maria Ravida manie un couteau tranchant, alors qu’elle ouvre les poulets pour les préparer au procédé de l’habillage, plus loin dans la chaîne de production, 6 avril 1959, (Ontario) Canada. Ministère de la Main-d’œuvre et de l’Immigration / Bibliothèque et Archives Canada.

Mesures prises en matière d’accès à la justice

Simplifier le site Web de la Commission

Nous l’avons fait en améliorant la navigation sur le site Web et en adoptant un langage clair.

Fournir une interprétation gratuite lors des audiences en personne tenues par la Commission

Nous l’avons fait. Peu importe la langue, nous avons ajouté l’option d’interprétation gratuite dans les types de mesures d’adaptation que les participants à l’audience peuvent demander.

Fournir une formation à notre équipe

Nous l’avons fait en offrant une formation sur des facteurs clés à considérer en matière d’accès à la justice, tels que le biais inconscient, l’arbitrage actif et l’inclusion.

Créer un code de conduite pour les membres

Nous l’avons fait avec un code de conduite des membres qui établit les responsabilités éthiques et professionnelles des membres de la Commission afin de garantir une prise de décision équitable, impartiale, accessible et rapide, avec des normes qui visent l’intégrité, la compétence, la collégialité, l’impartialité, le caractère confidentiel et le respect des lois et politiques applicables.

Créer une procédure de plainte publique

Nous l’avons fait avec une procédure de plainte publique qui veille à ce que les membres se comportent de manière équitable, transparente, crédible et impartiale.

Surveiller le nombre de demandeurs non représentés

Nous l’avons fait pour nous assurer que nous comprenons et abordons les obstacles rencontrés par les demandeurs non représentés. La Commission surveille le nombre de parties non représentées et évalue les interactions des membres avec les demandeurs non représentés. Ce suivi nous a amenés à simplifier et clarifier les renseignements destinés aux demandeurs non représentés dans des ressources comme notre Guide des procédures.

Le Comité consultatif de la Commission a également aidé en matière d’accès à la justice, en veillant à ce que les procédures et les pratiques soient aussi équitables, accessibles et efficaces que possible.


Dossiers dignes de mention

Saskatoon et blé, homme chargeant du grain, Saskatchewan, vers 1939-1951, Ronny Jacques / Bibliothèque et Archives Canada.

Arguments en faveur de l’annulation d’un procès-verbal remis à la frontière

Lorsqu’un voyageur omet de déclarer des aliments, des plantes ou des produits d’origine animale qu’il apporte au Canada, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) peut remettre à ce voyageur un procès-verbal assorti d’une sanction. Les voyageurs peuvent faire une demande auprès de la Commission afin qu’elle examine le procès-verbal et, le cas échéant, l’annuler.

Cette année, les deux demandes notables de révision étaient les suivantes :

Arguments en faveur d’une sanction réduite

Vaches Guernesey de l’honorable S.A. Fisher, Sherbrooke (Québec), 1912, William James Topley / Bibliothèque et Archives Canada / PA-010431.

Les voyageurs qui ont reçu un procès-verbal peuvent également demander à la Commission de réviser le montant de l’amende. De nombreux voyageurs soutiennent, lorsqu’ils reçoivent une sanction, qu’elle devrait être réduite.

Lorsqu’une violation a été prouvée, la Commission ne peut réduire le montant d’une amende ou l’annuler si elle a été calculée conformément aux règlements pertinents.

Cette année, certains demandeurs ont soutenu sans succès ce qui suit :

Transport des animaux – Surcharge

Selon le Règlement sur la santé des animaux (Règlement), il est interdit d’embarquer ou de transporter des animaux dans des conditions d’entassement. Dans deux dossiers notables d’entassement cette année, la Commission a constaté que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) n’avait pas réussi à prouver que les animaux étaient entassés dans les conteneurs :

Transport des animaux – Détermination de l’état physique de l’animal au moment de l’embarquement

De manière générale, il est interdit d’embarquer, de confiner ou de transporter un animal inapte au titre du paragraphe 139(1) du Règlement.

Dans 9126-5553 Québec Inc. c. Agence canadienne d’inspection des aliments, 2025 CRAC 06, la question était de savoir si le paragraphe 139(1) s’appliquait lorsqu’un animal devenait inapte pendant le transport.

Pour déterminer si le paragraphe 139(1) s’appliquait dans ce dossier, la Commission a souligné que le paragraphe 139(4) du Règlement prévoit une violation distincte lorsqu’un animal devient inapte pendant le transport. Cependant, la Commission a conclu que c’est au moment de l’embarquement que l’on peut déterminer si un animal est inapte au transport au titre du paragraphe 139(1). Toute autre définition rendrait le paragraphe 139(4) sans objet.

La Commission a donc annulé le procès-verbal parce que l’ACIA n’avait pas établi que l’animal en question était inapte au moment de l’embarquement.

Décision sur l’inadmissibilité : Au-delà du délai pour demander une révision

Le Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires en matière d’agriculture et d’agroalimentaire stipule que les personnes doivent soumettre leur demande de révision dans les 30 jours suivant la date de notification du procès-verbal.

La manière dont ce délai doit être appliqué strictement trouve son origine dans Peters c. Agence des services frontaliers du Canada, 2025 CRAC 05. Au départ, la demanderesse a déposé une demande d’examen à l’interne de son procès-verbal par l’ASFC, ce qui constitue une procédure de révision parallèle prévue par la Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en matière d’agriculture et d’agroalimentaire. Peu de temps après, elle a également demandé à la Commission de l’entendre sur les faits reprochés, mais ne l’a pas fait dans les 30 jours suivant la date de notification du procès-verbal. La Commission l’a informée qu’elle ne pouvait pas demander à la fois une révision par la Commission et une révision par le ministre, et qu’elle devait choisir l’une ou l’autre. Elle a décidé de procéder à une révision par la Commission.

La Commission devait alors établir si la demande de révision était admissible étant donné qu’elle avait été déposée après le délai de 30 jours. La Commission a conclu qu’elle n’avait pas le pouvoir d’admettre la demande de révision, compte tenu des décisions qui ont été prises par la Cour d’appel fédérale sur cette question. Par conséquent, la demande était irrecevable.

Mouton Karacul, agneau persan, ferme Bunberry, Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard), 1914, John Woodruff / Bibliothèque et Archives Canada, Autre No d’acq. : 1939-459 NPC.


Comité consultatif

Le Comité consultatif de la Commission veille à ce que les procédures et pratiques de la Commission soient aussi équitables, accessibles et efficaces que possible. Pour plus de renseignements sur le rôle et la composition du Comité consultatif, veuillez consulter le site Web de Commission : Comité consultatif – Commission de révision agricole du Canada.

Les membres externes du comité consultatif en 2024-2025 étaient :

Camp de chasse au phoque des Kitlinermiut, région du golfe Coronation (Nunavut), avril 1931, Richard S. Finnie. Fonds du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien / Bibliothèque et Archives Canada / a101130-v6.

Le Comité consultatif s’est réuni quatre fois au cours de l’exercice financier 2024-2025. Ces réunions se sont révélées être un forum de discussion et de collaboration utile afin de soutenir le mandat de la Commission et d’améliorer son fonctionnement. Les principaux points de discussion étaient notamment les suivants :

Ces discussions reflètent l’engagement constant de la Commission à l’égard de la transparence, de l’équité et de l’amélioration de la prestation des services.

J. D. Edwards à côté d’un champ de céréales, Amber Valley (Alberta), vers 1947-1949, (CU1153718) par un inconnu. Avec l’aimable autorisation de Libraries and Cultural Resources Digital Collections de l’Université de Calgary.


Coordonnées de la Commission

Mary Regan Bannon et son fils Michael, comté de Perth, canton de Logan (Ontario), 1921, utilisée avec l’autorisation de la collection privée de Brigid Regan Folkes.

Les bureaux de la Commission sont situés dans la région de la capitale nationale, le territoire traditionnel non cédé de la Nation algonquine Anishinaabe.

Coordonnées pour joindre la Commission :

Site Web :
www.cart-crac.gc.ca
Courriel :
infotribunal@cart-crac.gc.ca
Téléphone :
613-943-6405
Télécopieur :
613-943-6429
Poste :
Commission de révision agricole du Canada
344, rue Slater, 15e étage, bureau 300
Ottawa (Ontario) K1A 0B7
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